vendredi 21 novembre 2008

Trash Hologram

Pendant que Clément prend toujours autant de temps à se décider, que le Chili fait face à une crise des commentaires, que le "jte kiff" se répand aux côtes anglaises ou que l'e-sport français a une nouvelle vitrine, des sons venus d'ailleurs envahissent vos oreilles. Petit flashback dans le désordre des délicieux délires entendus sur la scène musicale de Brighton :


- Pnau : un trio australien électro tendance trash, beaucoup plus soft sur CD mais qui est absolument divin en live.

- The Whip : des mancuniens dans l'électro-rock qui alternent de très bons morceaux et de la pop-électro édulcorée des plus fades lorsque leur frontman rebranche sa guitare et a la mauvaise idée de chanter.

- Heartsrevolution : après avoir enregistré un énorme EP-Split avec Crystal Castles, les New Yorkais(es) ont sorti leur propre EP SwitchBlade que leur chanteuse m'a vendu hier soir avant leur live. Autant sur CD, leur son est monstrueux, autant le live était assez fade (Première partie de Punks Jump Up / Autokratz) avec des balances pas balancées. Mais assurément un groupe à surveiller.


- Fake Blood : si comme le dit le club du même nom, Your future is Digital, le son de Fake Blood l'est tout autant, du Banger de premier choix avec des sons absolument énormes.

- Missill : sans doute le meilleur Dj-set de ces 2 derniers mois, énorme ambiance, une énergie impressionnante, un son puissant au possible "électro / hip hop / visual" comme elle dit.

- Simian Mobile Disco : bon, bon, bon mais pas extraordinaire. Ca reste Simian.

- datA : la grosse déception malgré les entrées gratuites et les 2 cds dédicassés. Un set à oublier au plus vite, de sa propre bouche "J'avais juste envie de rentrer dormir". Pas grand chose à rajouter.


- Krafty Kuts : Un très bon set avec notamment son remix de Bitter Sweet Symphony à faire trembler les murs.

- Crystal Castles, "so last year" pour certains, catalogués pour d'autres à cause de leur apparition dans Skins (au même titre que Foals mais qui ne souffre pas de la même critique, allez comprendre), il n'en demeure pas moins que sur EP, CD ou live, Alice et Ethan demeurent à mon sens le meilleur duo de l'année. N'en déplaise à la sécurité de Glastonbury et tant mieux pour nos amis russes.

Et le meilleur pour la fin : Does It Offend You Yeah ?


Ah oui sinon si tu cherches de la bonne musique, ici c'est quand même mieux.

jeudi 20 novembre 2008

You will never walk alone

Je voudrais juste revenir brièvement sur l'excellentissime article du Monde 2 - On n'est jamais seul sur World of Warcraft et sur 2 points particuliers que j'avais soulevé en juin dans la conclusion de cet article sur IntellimiquE et sur ce blog. Extraits choisis :

"[D'autres] mécanismes encouragent l'accoutumance au jeu. Notamment l'essence même de WoW : l'esprit "tribu". Plus on avance dans l'univers en effet, plus on a besoin des autres. S'agrègent ainsi au jeu des myriades de communautés, appelées guildes, allant d'une poignée de membres à plusieurs centaines."
Premier élément frappant, dans un média traditionnel, l'emploi d'accoutumance à la place d'addiction. L'écart est peut être réduit mais à ce niveau, la différence est énorme à l'heure où les "bonnes" sociétés et "le sens moral" nous parle de drogués et de grands malades désocialisés. Entre 2 projets de loi, tous plus idiots les uns que les autres pour "lutter" inefficacement contre un problème qui a besoin d'être étudié de près par des gens ayant une expérience autre que les éternels et stupides préjugés dont souffre le milieu du jeu vidéo, particulièrement online.

Deuxième élément sur la socialisation dont j'avais développé exactement les mêmes thèmes dans mon article sur le modèle économique des mondes virtuels et en particulier de World of Warcraft :

"Loin des procès en dépendance chroniquement intentés aux univers virtuels, cette socialisation "à distance" est l'un des principaux secrets du succès de WoW, comme l'appellent ses fans."


"Par bien des aspects, WoW s'apparente aux messageries instantanées de type MSN ou aux réseaux sociaux tels My-Space ou Facebook. Entre deux quêtes, les joueurs s'écrivent, via des canaux de discussion, ou discutent de vive voix grâce à des logiciels de téléphonie en ligne (Skype, TeamSpeak, Ventrilo…). Tout cela reste évidemment très éloigné des relations humaines telles qu'on les connaît au travail, à l'université, en famille… Encore que."
On s'éloigne des très grossières erreurs initiales qui visaient à réduire à un rapport de causes à effets les interractions entre les joueurs et on sauve les meubles d'une dernière phrase hasardeuse par un "Encore que" plus que bienvenu. La dimension sociale est la principale composante du succès incroyable de ces mondes virtuels (2,8 millions de jeux vendus en 24h pour la sortie de la dernière extension de World of Warcraft, pulvérisant le précédent record établi pour la sortie de l'extension précédente).

Quel est l'intérêt à passer des dizaines, centaines, milliers d'heures dans un monde rempli d'intelligence artificielle si ce n'est pour créer des liens sociaux, qui poussent à revenir sans cesse parce que vous y avez rencontré des amis (pas au sens de Friends de Facebook que vous connaissez vaguement de votre amphi/machine à café) voire plus. Il serait d'ailleurs plus qu'intéressant de se pencher sur le nombre de relations/couples provenant exclusivement de ces mondes virtuels. Le chiffre en surprendrait plus d'un.

En se penchant sur la presse récente, on assiste à un changement assez radical, à mi chemin entre la diabolisation latente et le phénomène "mode" qui semble de plus en plus se dessiner. Le Figaro y va lui aussi de son article, moins réussi mais qui a le mérite de remettre en question les éternels préjugés. Tous ont en commun la recherche d'un point de vue de l'intérieur. Jamais on aura vu autant de joueurs/managers cités et recherchés par les journalistes pour avoir enfin un véritable avis et sortir des sentiers traditionnels du "tous des drogués". Il était temps.

Et si les jeux vidéos de demain étaient les jeux de société d'hier ?

lundi 17 novembre 2008

Promis



Promis demain je blogue.

En attendant, la citation du jour : "The chief distinction in the intellectual powers of the two sexes is shown by man's attaining to a higher eminence in whatever he takes up, than can woman - whether requiring deep tought, reason, or imagination, or merely the use of the senses or hands".

The Descent Of Man, and Selection in Relation to Sex, Charles Darwin (1871)

Sympa pour sa femme.