vendredi 21 novembre 2008

Trash Hologram

Pendant que Clément prend toujours autant de temps à se décider, que le Chili fait face à une crise des commentaires, que le "jte kiff" se répand aux côtes anglaises ou que l'e-sport français a une nouvelle vitrine, des sons venus d'ailleurs envahissent vos oreilles. Petit flashback dans le désordre des délicieux délires entendus sur la scène musicale de Brighton :


- Pnau : un trio australien électro tendance trash, beaucoup plus soft sur CD mais qui est absolument divin en live.

- The Whip : des mancuniens dans l'électro-rock qui alternent de très bons morceaux et de la pop-électro édulcorée des plus fades lorsque leur frontman rebranche sa guitare et a la mauvaise idée de chanter.

- Heartsrevolution : après avoir enregistré un énorme EP-Split avec Crystal Castles, les New Yorkais(es) ont sorti leur propre EP SwitchBlade que leur chanteuse m'a vendu hier soir avant leur live. Autant sur CD, leur son est monstrueux, autant le live était assez fade (Première partie de Punks Jump Up / Autokratz) avec des balances pas balancées. Mais assurément un groupe à surveiller.


- Fake Blood : si comme le dit le club du même nom, Your future is Digital, le son de Fake Blood l'est tout autant, du Banger de premier choix avec des sons absolument énormes.

- Missill : sans doute le meilleur Dj-set de ces 2 derniers mois, énorme ambiance, une énergie impressionnante, un son puissant au possible "électro / hip hop / visual" comme elle dit.

- Simian Mobile Disco : bon, bon, bon mais pas extraordinaire. Ca reste Simian.

- datA : la grosse déception malgré les entrées gratuites et les 2 cds dédicassés. Un set à oublier au plus vite, de sa propre bouche "J'avais juste envie de rentrer dormir". Pas grand chose à rajouter.


- Krafty Kuts : Un très bon set avec notamment son remix de Bitter Sweet Symphony à faire trembler les murs.

- Crystal Castles, "so last year" pour certains, catalogués pour d'autres à cause de leur apparition dans Skins (au même titre que Foals mais qui ne souffre pas de la même critique, allez comprendre), il n'en demeure pas moins que sur EP, CD ou live, Alice et Ethan demeurent à mon sens le meilleur duo de l'année. N'en déplaise à la sécurité de Glastonbury et tant mieux pour nos amis russes.

Et le meilleur pour la fin : Does It Offend You Yeah ?


Ah oui sinon si tu cherches de la bonne musique, ici c'est quand même mieux.

jeudi 20 novembre 2008

You will never walk alone

Je voudrais juste revenir brièvement sur l'excellentissime article du Monde 2 - On n'est jamais seul sur World of Warcraft et sur 2 points particuliers que j'avais soulevé en juin dans la conclusion de cet article sur IntellimiquE et sur ce blog. Extraits choisis :

"[D'autres] mécanismes encouragent l'accoutumance au jeu. Notamment l'essence même de WoW : l'esprit "tribu". Plus on avance dans l'univers en effet, plus on a besoin des autres. S'agrègent ainsi au jeu des myriades de communautés, appelées guildes, allant d'une poignée de membres à plusieurs centaines."
Premier élément frappant, dans un média traditionnel, l'emploi d'accoutumance à la place d'addiction. L'écart est peut être réduit mais à ce niveau, la différence est énorme à l'heure où les "bonnes" sociétés et "le sens moral" nous parle de drogués et de grands malades désocialisés. Entre 2 projets de loi, tous plus idiots les uns que les autres pour "lutter" inefficacement contre un problème qui a besoin d'être étudié de près par des gens ayant une expérience autre que les éternels et stupides préjugés dont souffre le milieu du jeu vidéo, particulièrement online.

Deuxième élément sur la socialisation dont j'avais développé exactement les mêmes thèmes dans mon article sur le modèle économique des mondes virtuels et en particulier de World of Warcraft :

"Loin des procès en dépendance chroniquement intentés aux univers virtuels, cette socialisation "à distance" est l'un des principaux secrets du succès de WoW, comme l'appellent ses fans."


"Par bien des aspects, WoW s'apparente aux messageries instantanées de type MSN ou aux réseaux sociaux tels My-Space ou Facebook. Entre deux quêtes, les joueurs s'écrivent, via des canaux de discussion, ou discutent de vive voix grâce à des logiciels de téléphonie en ligne (Skype, TeamSpeak, Ventrilo…). Tout cela reste évidemment très éloigné des relations humaines telles qu'on les connaît au travail, à l'université, en famille… Encore que."
On s'éloigne des très grossières erreurs initiales qui visaient à réduire à un rapport de causes à effets les interractions entre les joueurs et on sauve les meubles d'une dernière phrase hasardeuse par un "Encore que" plus que bienvenu. La dimension sociale est la principale composante du succès incroyable de ces mondes virtuels (2,8 millions de jeux vendus en 24h pour la sortie de la dernière extension de World of Warcraft, pulvérisant le précédent record établi pour la sortie de l'extension précédente).

Quel est l'intérêt à passer des dizaines, centaines, milliers d'heures dans un monde rempli d'intelligence artificielle si ce n'est pour créer des liens sociaux, qui poussent à revenir sans cesse parce que vous y avez rencontré des amis (pas au sens de Friends de Facebook que vous connaissez vaguement de votre amphi/machine à café) voire plus. Il serait d'ailleurs plus qu'intéressant de se pencher sur le nombre de relations/couples provenant exclusivement de ces mondes virtuels. Le chiffre en surprendrait plus d'un.

En se penchant sur la presse récente, on assiste à un changement assez radical, à mi chemin entre la diabolisation latente et le phénomène "mode" qui semble de plus en plus se dessiner. Le Figaro y va lui aussi de son article, moins réussi mais qui a le mérite de remettre en question les éternels préjugés. Tous ont en commun la recherche d'un point de vue de l'intérieur. Jamais on aura vu autant de joueurs/managers cités et recherchés par les journalistes pour avoir enfin un véritable avis et sortir des sentiers traditionnels du "tous des drogués". Il était temps.

Et si les jeux vidéos de demain étaient les jeux de société d'hier ?

lundi 17 novembre 2008

Promis



Promis demain je blogue.

En attendant, la citation du jour : "The chief distinction in the intellectual powers of the two sexes is shown by man's attaining to a higher eminence in whatever he takes up, than can woman - whether requiring deep tought, reason, or imagination, or merely the use of the senses or hands".

The Descent Of Man, and Selection in Relation to Sex, Charles Darwin (1871)

Sympa pour sa femme.

vendredi 24 octobre 2008

Don't believe the Hype

Je blogue dans ma tête. Avouez que c'est quand même autrement stimulant que de dire que je n'ai pas le temps ou l'envie de bloguer. Je blogue dans ma tête, entre deux bus, entre deux pâtes, entre deux mini-nuits, entre deux dj-sets, entre deux vodka coke. Parce qu'en soit bloguer pour bloguer n'a que peu d'intérêt. Le micro-blogging devient alors ton nouveau grand ami.

Pas sur Twitter parce que même si flatter ton ego te fait toujours plaisir, perdu au milieu d'inconnus plus ou moins connus qui en ont un bien plus gros que toi, tu te sens un peu à l'étroit. Pas sur MSN, vestige de notre génération Caramail/IRC qui est passée complètement inaperçue de l'autre côté de la Manche, parce que ça rappelle les "feux" skyblogs de nos enfances rebelles, nouveau standing oblige. Facebook apparait comme le nouveau terrain de jeu, entre cinq et dix mots (voire moins si tu as du talent) plaqués sur le "set your status" qui vont parler au grand maximum à trois de tes innombrables et/ou inconnus amis. Mais l'essentiel est là, tu fais du micro-blogging.

La différence entre les deux reste minime : les pseudos ont disparu, le jugé trop classique nom-prénom redevient un signe de "qualité". Les bloggers ont rangé leurs cagoules et leur verve, ont enfilé des blouses blanches, des gants en (Teki) latex et se sont (re)mis au travail. Une "vitrine". Il faut bloguer sur ce qui est "in", ta vie n'a pas sa place sur ton blog, ou à très petites doses perdues au milieu d'un long flux de textes accrocheurs au possible, dont chaque phrase est réécrite trois fois avant de trouver la bonne tournure. Je m'affiche, tu t'affiches, il s'affiche, nous nous affichons.

Bloguer c'est un art, une nouvelle génération de business men poètes rêveurs qui passent leurs nuits sur Internet, entre gestion d'image et grandes phrases assénées à coups de liens dans tous les sens, dans un style electro hype. Les lunettes blanches commencent à te gratter le nez mais elles ressortent bien sur le costume du videur devant toi, donc tu encaisses en silence. Twelve pounds l'entrée, mais tu rentres sans problème et tu vois ça, ça ou ça. Tu changes de dimension, tu deviens "wicked and cool" encore plus si la soirée a pour nom "One Two F**K You". Parles français et tu peux tutoyer Dieu entre deux pills. Good health, low cholesterol, dental insurance en somme.

Comme toujours, il existe des digressions au modèle de base. Si tu es dans un pays du tiers ou moins monde, tu peux faire ressortir l'amour et la violence de ta vie. Quelque part entre un clash Into the Wild - Trainspotting. Parfois avec un talent certain. Les sujets sont directement plus inspirés et plus dépaysant, le nombre de pills que tu as pris la veille ou l'interrogation sur ce qu'avait mangé le blond à côté de toi avant de mal finir apparaissent "futiles".

N'empêche que j'aime, j'adore ça, du blog délicieusement élitiste dont tu ne comprends qu'une référence de temps en temps, aux bloggers qui s'affichent ouvertement, à notre mode de vie et à nos frasques. Après tout la vie ici ou là bas ne change pas beaucoup. Et tant mieux. Pour finir en contredisant Boys Noize : Do believe the hype.


PS : ironie du sort, c'est l'heure du retour sur Twitter.

jeudi 2 octobre 2008

Blah Blah Blah

"You have won a free signed copy of Data's latest EP and free entry + 1 guest to Blah Blah Blah for datA's show on Saturday 4th October."

Ça fait toujours plaisir. Cheers Blah Blah Blah

dimanche 28 septembre 2008

French connection

5 jours que j'ai débarqué en terre anglaise et enfin un post. A ma décharge, c'est assez compliqué de trouver du temps au milieu de la Freshers' week et de la vie ensoleillée à Brighton :

Le campus : grand comme Sciences po - la Rotonde au minimum, 25 000 étudiants à la fac, et un nombre incalculable de chambres, maisons, appartements et autres. Une ville en dehors de la ville, avec supermarchés fairtrade bio écolo apple green, des "restaurants", des banques qui en veulent après tes euros, des bars lieux de cultes, une boîte qui organise des soirées "69" parce que "it means something nasty in french", des pharmacies de guronsan et balançoires pour nos futurs enfants. 4 numéros de bus, rouges évidemment quoique il y en a des jaunes dans lesquels tu peux monter gratuitement si tu as un citron parait il, qui tournent 24h sur 24 entre la ville et le campus (une grosse demi heure en fonction du trafic) vous verrez plus loin pourquoi on les aime tant.

La fac : gauche écolo, du fairtrade partout, hors de prix mais on retrouve la même chose en ville à des prix beaucoup plus abordables. Des dizaines d'assocs, "societies", en tout genre, depuis celle pour découvrir les soirées gays aux assocs sportives et aux différentes causes, la palme revenant à celle chargée de la "protection de la Corée du Nord, de la Chine et de Cuba contre l'impérialisme capitaliste". J'ai bien évidemment adhéré.

Ma coloc' : j'habite à Brighthelm dans une maison avec un italien florentin Fabrizio (23 ans), une jeune anglaise de 18 ans (Tanya) mais qui déménage ce week-end "but no offense guys not against you", remplacée par un londonien apparemment. Il y a aussi un espagnol d'à côté de Madrid et une chinoise de Hong Kong qui répond que c'est une chouette ville quand je lui demande si elle est pro-chinoise ou pro-Hong Kong...Nevermind. Une auberge espagnole ou un hall de gare au choix, vu que tout le monde va chez tout le monde et que le campus c'est un peu comme les portes ouvertes à Fresnes mais en mieux.

Ma chambre : un modèle d'agencement, des placards partout, vraiment top, les apparts aixois devraient tous être aménagés comme ça, on y gagnerait pas mal. Je posterai des photos quand j'aurai pris le temps de ranger un peu et d'enlever la pile hallucinante de flyers que j'ai récupérée.

Les cours : les hostilités commencent lundi, une petite dizaine de cours par semaine avec apparemment pas mal de lectures à faire et de nombreux supports internet. Pour la version officieuse, année détente avec des cours très intéressants mais pas spécialement techniques, plutôt de la réflexion générale et de la culture.

La bouffe : si les étudiants français mangent mal, les anglais jouent 3 catégories au dessus, quelque part entre des hamburgers dépliables et des noodles. Heureusement, on a rencontré un français qui bosse à Burger King, c'était presque devenu notre seconde maison avant qu'on se décide à faire des courses et à manger plus ou moins correctement.

Les gens : un campus rempli de freshers, de nouveaux, quasiment que des premières années ou des exchanges là où j'habite donc ambiance très accueillante, tout le monde est plus ou moins pote avec tout le monde, toujours le même schéma pour rencontrer des gens "from, why, where do you live on campus, how old are you, what's up tonite?". Un speed dating international des plus efficaces et des plus amusants.

Les soirées : depuis samedi tous les soirs, de la petite soirée "gentille" dans le bar du campus qui finit en soirée concours de descente avec de jeunes anglais au Welcome Festival du dimanche soir, avec grosses scènes sous des chapiteaux et 2000 personnes. Du très bon et de l'excellent un peu plus loin : mardi soir Pub Crawl, des milliers d'étudiants qui déferlent par vagues sur 3 pubs et sur 4 clubs pour une nuit énorme. Hier soir, première sortie hors contexte de la fac, pour aller voir Missill mixer à l'Audio, une boite du bord de mer. Super ambiance et un dj-set énorme, une énergie impressionnante, un son puissant au possible avec une Missill au top et apparemment très contente d'être là. Demain soir, énormes concerts sur Brighton avec notamment Mystery Jets, JFB, Transformer, Pony Club et tellement d'autres. Dimanche soir, datA live ! La scène musicale de Brighton est monstrueuse pour des prix ridicules : 2 ou 3 pounds pour l'entrée en club, 2 pounds le verre d'Absolut vodka splash ou de Jager bomb...

Cheers !

vendredi 26 septembre 2008

Love and Packing

Dans 12 heures je serai à peu près dans l'avion. Pour l'instant on en est assez loin, quelque part entre la valise sortie du placard et des fringues posées en vrac partout. Une flemme monumentale de chercher comment la remplir au mieux, sans oublier les 23 trucs que je vais quand même oublier. La balance me regarde bizarrement, pourtant d'habitude elle m'aime bien. Pour relever la sauce, et faire oublier que la pénurie de vodka dans une Joïa vide pour aixpat en mal d'expatriation a été malheureusement compensé par un rhum indigne d'ED, il y a ça.

Et ça, ça fait du bien. Peut être même que ça me fera finir ma valise dans les temps.

lundi 15 septembre 2008

Freshers' Week

En effet, ça s'annonce plutôt pas mal la Freshers' Week :



Design & News

Nouveau "design" pour le blog avec summum du luxe pour blogueur en manque d'idées des onglets notamment vers les photos. Au passage Picasa enfin sa "Bêta" est vraiment très bon et permet en 3 clics d'upload ses photos tout en proposant une interface très agréable. Et palme de l'efficacité, la Google Map associée permet même d'indiquer l'endroit où ont été prises les photos (même Bruéjouls fonctionne...)

Je décolle dans 12 jours pour le Royaume-Uni, ça se rapproche de plus en plus. Pas beaucoup d'appréhension, beaucoup d'excitation, les seules inconnues étant mes facultés à trouver rapidement un job et mes futurs colocs. Comme prévu, je vais loger sur le campus à Brighthelm, dans une maison en colocs à 5 avec chacun une chambre et 2 salles de bains, une cuisine, un salon. Pas d'autres infos pour le moment, j'attend d'être sur place pour voir ce que ça donne mais apparemment c'est assez animé ! La Freshers' week a l'air assez énorme aussi.

mercredi 10 septembre 2008

Lyon feat ESDES

De retour de Lyon et de quelques jours en touriste au milieu de l'ESDES et de son Lyon Bars Tour :

"A Lyon,
On boit [un peu] on baise [pas]
On re-boit [toujours un peu] et on re-baise [toujours pas]
On est chauds comme la braise
Rien ne nous [enfin "les" plutôt] arrêtera
ESDES [Aix Aix au choix] !"

Ce qui en soit est honorable mais qui ne vaudra pas un chant sang et or scandé à peu près aux mêmes endroits dans quelques mois.

Sinon à Lyon, on peut croiser de vrais Aixois aux rêves brisés, de fausses Aixoises et de vrais Iepiens, de vrais Erasmus, de vrais Marocains, de faux Marocains, des Lillois, des grandes gueules, un peu de la famille et beaucoup de pluie...

Ah oui et passer pour un anglais en échange en France aussi...ça promet pour le 27.

jeudi 7 août 2008

Les joies de Facebook


I "may" know him.

mardi 5 août 2008

Brighton

Le syndrome de la page blanche passée, les pieds sortis de la piscine, la chaleur étouffante d'Aix supportée, les verres rangés et l'apéro fini, il est peut être temps de se remettre au boulot. Parce que oui même si ça bosse un peu ici ou , 5 mois de vacances c'est quand même long surtout quand on choisit l'option transat, lunettes de soleil et voyages. Les blogs commencent à fleurir, pas mal de monde est déjà dans son nouveau pays en train de se faire de nouveaux ami(e)s, de servir des cafés, de faire des photocopies ou autres réjouissances.

Moi c'est pas pour tout de suite, j'ai le temps d'attraper encore quelques bonnes insolations avant de faire mes bagages. Donc direction Brighton at the University of Sussex en compagnie d'un vrai électro boy qui peut même te faire découvrir de la bonne musique. Décollage le 27 septembre, parce que c'est marqué sur le papier que c'est bien d'arriver là, alors pour l'instant on va feinter d'être civiliser histoire de prendre nos marques. Pas de nouvelles de Sussex pour les logements, mais ça sera sur le campus hors de prix de l'université, tellement qu'on en vient à regretter les prix de nos 15 m² aixois. A priori ça sera une maison en coloc, ce qui devrait être plus que sympa. Si j'ai bien compris les 24 brochures que leur section internationale m'a envoyé (oui oui il existe des bureaux des RI efficaces, comme vous l'avez sans doute découvert en quittant la maison mère...), ça va se faire mi-aout. Heureusement entre temps, j'ai croisé Marie au Crit dans une file d'attente pour manger un quart de sandwitch distribué par des porçins roses, même qu'on aurait pu les mettre en ligne et les emmener à l'abattoir (oui mais on aurait pas mangé).

Sinon au niveau des cours j'ai fais très "sciences po" geek cultivé :
  • Approaches to Media Practice: Digital Media,
  • Introduction to Management and Organisation,
  • Digital Media,
  • Advertising,
  • Intermediate MP 2: Digital Media et
  • Introduction to Media Studies.

Si tu trouves que ça fait trop de Media ou de Digital c'est que tu es pas assez ouvert d'esprit, j'ai varié plus que de raison mes "courses". Oui bon j'ai du rajouter quelques trucs plus de chez nous comme The Rise of the Modern International Order (Rien que le nom, ça me fait rêver) et l'obligatoire British Political History. Sinon oui ça fait 8 cours sur l'année, ça changera des partiels avec 18 matières et ça sera pas plus mal, même qu'une gentille dame de la bas m'a envoyé un mail pour me dire que ça me faisait trop de crédits ECTS (126 au lieu de 120) mais étant d'une nature au combien généreuse j'ai dis que j'étais "happy" avec mes crédits en plus.

Les cours c'est bien marrant, mais c'est pas le plus important : Brighton. Il parait que c'est top, géant, nul, mort, hyper animé, jeune, branché, "out", perdu, "in"... Moi rien que pour la gay pride je veux y aller de toute façon, et sortir mon "I'm straight" que j'ai bien répété déjà.

Cheers.

vendredi 18 juillet 2008

Analytics

Comment garder un certain nombre de "lecteurs" (un bien grand mot) sur un blog inactif pendant la grande majorité de l'année :


Et oui le journal du Hard c'est très vendeur (et hop c'est reparti). Pour info, le post en question c'est celui-ci

Vamos !

Départ immédiat pour l'Espagne ou plutôt le pays Basque espagnol pour manger des tapas et autres pendant 3 petits jours.

Plus qu'à espérer que notre ami bison futé ne le soit pas tant que ça...

Faits divers et vide-ordures

Comme quoi le syndrome du pseudo "blogger" amateur, qui se noyant sous trop de billets potentiels n'écrit rien, n'est pas un mythe. Un concept à opposer à celui du "blogger" star sans en être un, qui lui a toujours quelque chose à dire sur tout, avec plus ou moins de succès et qui nous envahit peu à peu parce qu'on aime quand même ça...Joli paradoxe. Au moins je ne rentre pas dans cette catégorie, aucun souci à se faire de ce côté. Tiens d'ailleurs je ne rentre pas non plus dans celle des aficionados qui ont ou ont au moins commandé leurs iphones. Monde cruel.

Tout ça pour dire que je n'arrive pas à blogger.

jeudi 12 juin 2008

IntellimiquE : Google PageRank

Le PageRank se fonde sur les découvertes des mathématiques statistiques d’Andrei Andreevic Markov qui analysa au début du XXème siècle, les phénomènes statistiques dans les systèmes fermés, c’est-à-dire les systèmes dans lesquels chaque élément est nécessairement ou la cause ou l’effet d’autres éléments du même système.


Sergey Brin et Larry Page, fondateurs de Google, ont ensuite repris cette base théorique pour l’améliorer et en faire le PageRank (que l’université de Stanford a ensuite déposé comme brevet). Page le teste en mars 1996 au moment du lancement de son spider, un programme pour explorer le Net : la révolution Google est en marche.

C’est en effet cet algorithme qui permet à Google d’assigner une valeur aux pages indexées du spider et qui a fait son immense succès. Le PageRank d’une page Internet est visible grâce à la Google Toolbar ou grâce à des sites comme www.pagerank.fr

Il est attribué sous la forme d’une note allant de 1 à 10. Il se calcule de la façon suivante

PR(A) = (1-d) + d(PR(t1)/C(t1) + … + PR(tn)/C(tn))

Concrètement il repose sur deux principes :

Tout d’abord, il repose sur la popularité d’une page Web, calculée à partir du nombre de liens qui pointent vers ce site. C’est donc un procédé quantitatif qui s’appuie sur la « démocratie » du Web, c’est-à-dire que la légitimité et l’importance des pages proviennent directement de ces liens, que Google considère en quelque sorte comme des votes en faveur des sites. Le résultat serait donc « un index de notation populaire ». La base philosophique reprise est celle qui anime les milieux scientifiques : plus un article est accueilli positivement plus il est jugé digne d’intérêt et fiable.

« PageRank relies on the uniquely democratic nature of the web by using its vast link structure as an indicator of an individual page’s value. In essence, Google interprets a link from page A to page B as a vote, by page A, for page B » Google

Néanmoins face à la multiplication du nombre de sites et l’explosion de la blogosphère, il est apparu nécessaire d’inclure une deuxième variable, cette fois qualitative.

« But, Google looks at considerably more than the sheer volume of votes, or links a page receives; for example, it also analyzes the page that casts the vote. Votes cast by pages that are themselves ‘important’ weigh more heavily and help to make other pages ‘important.’ Using these and other factors, Google provides its views on pages’ relative importance. » Google

Les sites disposent ainsi de plus ou moins d’influence aux yeux de Google en fonction de leurs contenus et de leurs portées : ainsi un lien trouvé sur un site pornographique sera considéré comme moins important qu’un lien provenant d’un grand quotidien national. Deux sites peuvent ainsi avoir le même nombre de liens pointant vers eux mais leur PageRank sera différent en fonction de ce critère qualitatif. Le TrustRank est également pris en compte : c’est un critère d’autorité attribué aux pages, en fonction des qualités de sérieux et de reconnaissance des auteurs ou des sites, pour éviter le spam et les fausses informations. Viennent s’ajouter à ces critères le trafic associé à la page, le nom de domaine et l’hébergement. Nous verrons par la suite comment augmenter son PageRank en s’appuyant sur ces critères.



N’étant qu’un algorithme, aussi développé et puissant qu’il soit, le PageRank connaît en effet des failles : certains programmes exploitent l’aspect invasif de la logique de connexions multiples et d’évaluation des noeuds pour faire augmenter virtuellement le PageRank d’un site comme nous l’explique le groupe de recherche Ippolita :

« Quelques programmes s’occupent de chercher les sites avec des statistiques d’accès publiques ; un nombre très élevé de demandes est donc effectué en simulant des visites. Ce mécanisme de bombardement fait littéralement exploser le nombre d’accès aux sites en question, de sorte que les statistiques affichent des accroissements notables, ce qui augmentera sensiblement le Google-ranking du site, et en dernière analyse celui du site dont vient le lien. »

Nous allons voir comment il est possible d’augmenter son PageRank. Les méthodes les plus efficaces visent à la gestion des liens, externes et internes, mais également à la gestion des noms de domaines.

Les liens externes constituent la principale source du PageRank, il faut donc valoriser au maximum le nombre de liens vers votre page, tout en les sélectionnant avec prudence : il faut choisir des pages ayant elles-mêmes un bon PageRank (qui peut varier d’une page à l’autre d’un même site !), possédant le moins de liens sortants possible (ce qui valorise votre lien) sauf dans le cas des annuaires comme Yahoo! qui a une grande importance aux yeux de Google. Les liens internes jouent également un rôle important mais à double tranchant : vous pouvez multiplier les liens vers par exemple votre page d’accueil pour faire monter son PageRank mais cela se fera au détriment de vos autres pages qui auront un PageRank moindre. De la même façon si vous faites un grand nombre de liens, la « valeur » transmise à vos autres pages diminuera.



Un autre paramètre important est celui des noms de domaines et des noms de fichiers : en effet, un spider ne reconnaît pas différentes urls qui désignent une même page. Le PageRank des pages va ainsi être divisé entre les différentes urls que le spider considère comme uniques, ne pouvant les associer à cause des noms différents. Il est donc nécessaire de standardiser les urls pour éviter ces pertes.

En conclusion, il est néanmoins important d’indiquer qu’un site disposant d’un PageRank très élevé ne sera pas nécessairement le premier résultat d’une recherche pour des termes particuliers sinon on retrouverait toujours les mêmes sites en tête. Bien souvent, le texte ou le nom du lien aura beaucoup plus d’importance qu’un haut PageRank…


Article également disponible sur Intellimique

mercredi 11 juin 2008

IntellimiquE : Réflexions sur l’économie des mondes virtuels et des jeux en ligne

Le marché des jeux vidéos connaît une croissance sans précédent depuis 8 ans au niveau mondial pour atteindre, en 2006, un chiffre d’affaires supérieur à 31 milliards de dollars. En 2007, la zone dominante était l’Asie Pacifique pesant 11,7 milliards de dollars, devant l’Europe avec 9,4 milliards et les Etats-Unis avec 9 milliards : les projections pour 2011 misent sur un chiffre d’affaires global de plus de 47 milliards de dollars.

En France le phénomène est de la même façon en pleine croissance.

Si au premier trimestre 2007 les produits culturels ont connu une baisse de 3%, les logiciels de loisirs ont connu dans le même temps une croissance de 15% pour atteindre un niveau comparable à celui du secteur musical. Les jeux vidéos sur ordinateur ne bénéficient pas de la même croissance que leurs homologues sur consoles nouvelle génération ou comme les jeux « casual friendly » que l’on retrouve de plus en plus et sous des formes diverses sur les téléphones portables et autres PDA. Néanmoins, grâce à l’explosion des mondes virtuels et des MMORPG (Massively Multiplayer Online Role-Playing Game), à l’image de Second Life, World of Warcraft ou bien encore du récent Age of Conan, le secteur est en progression : 28% des français déclarent jouer à des jeux vidéos et près d’un quart d’entre eux déclarent jouer sur Internet, générant ainsi une manne d’abonnement estimée à près de 75 millions d’euros. Au niveau mondial, on dénombre aux environs de 17 millions de joueurs actifs sur les MMOG (Massively Multiplayer Online Game.



Nous allons nous pencher sur l’économie de ces mondes virtuels et plus généralement des jeux vidéos en ligne, en laissant de côté contrairement à la plupart des analyses sur le sujet, le monde virtuel de Second Life, décortiqué à de très voire trop nombreuses occasions. Le but est ici de rechercher une autre approche, moins restrictive pour s’ouvrir sur les autres mondes virtuels. Le peu d’analyse sur le sujet peut s’expliquer par la difficulté d’appréhender des phénomènes souvent médiatiquement ou culturellement rejetés à cause d’une incompréhension des spectateurs extérieurs.

Si le poids économique des mondes virtuels n’est plus à démontrer, il existe un marché qui était il y a encore peu de temps, à peine exploité et qui est maintenant mal exploité. Prenons l’exemple du jeu phare développé par Blizzard, World of Warcraft. Regroupant plus de 10 millions d’abonnés de par le monde soit 10 fois plus que son plus proche concurrent Lineage, générant uniquement sur les abonnements une rentrée de 130 millions d’euros par mois pour ses créateurs, il est l’emblème des MMORPG : il est pourtant longtemps resté vierge de toute activité parallèle.



La sortie de la première expansion du jeu en janvier 2006, The Burning Crusade, a tardivement consacré l’apparition massive de phénomènes commerciaux qui existaient déjà dans certaines sphères des jeux massivement multi-joueurs. On distingue 3 principales façons d’appréhender le marché économique virtuel des MMORPG :

1. le powerleveling, c’est-à-dire que l’on paie pour que quelqu’un nous aide à progresser dans le jeu, à acquérir de nouveaux trésors ou que quelqu’un le fasse intégralement à la place du joueur. Les frais de powerleveling se chiffrent en centaines d’euros pour la plupart.
2. Le goldselling, c’est-à-dire le fait de vendre de l’argent dans le monde virtuel en échange de vrais fonds dans le monde réel ou en échange de services, de prestations voire de biens réels. On peut ranger l’itemselling dans cette catégorie, car consistant à vendre ou échanger des objets virtuels contre quelque chose de non virtuel.
3. La vente de compte et des personnages, objets qui leur sont associés à des prix parfois très élevés (de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros pour des comptes très rares) et qui pose la question de la propriété des joueurs sur leurs « avatars » vis-à-vis de l’éditeur du jeu vidéo.

De très nombreux sites se sont spécialisés dans cette nouvelle économie et leur nombre croit de façon exponentielle pour répondre à une demande semble-t’il sans cesse plus grande. Les moyens, les motivations purement économiques ou les problèmes légaux de ces activités n’ont ici qu’un intérêt limité dans le cadre de cette analyse, le but étant ailleurs : tous ces sites se trompent de stratégie et reproduisent les erreurs des débuts de l’Internet tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Ils privilégient une publicité ultra agressive basée exclusivement sur le spam sur tous les canaux de discussion des jeux onlines, inondant les boites aux lettres virtuelles de publicités approximativement traduites rappelant très fortement les innombrables spams reçus dans les boites mails réelles. Le marketing horizontal, d’attaque de masse de la population peuplant ces mondes virtuels est nécessairement lié à l’échec à terme si il ne réussit pas à s’adapter aux nouveaux enjeux et aux nouvelles aspirations des joueurs. Là où les annonceurs et les publicitaires ont réussi à passer au stade du marketing vertical au niveau « réel », ceux des mondes virtuels restent dans un modèle économique peu efficace qui a fait son temps.


Exemple de spam sur World of Warcraft

Le marché est pourtant immense, « ultra ciblé » et en pleine expansion : de phénomènes de société bien souvent décriés, les jeux vidéos et les jeux en ligne sont passés à un début de reconnaissance général, comme le montre la multiplication des évènements et des compétitions dans le monde et en France (Mondial du Gaming en juillet à Bercy). Les communautés sont en pleine explosion et ne pas suivre leurs évolutions pour s’y adapter au mieux est un choix plus que risqué. L’E-sport, c’est-à-dire les compétitions et la professionnalisation des joueurs de jeux vidéos, que certains considèrent comme de vagues utopies, semble apparaître de plus en plus comme une réalité. L’Asie et le Japon ont introduit cette notion bien avant les pensées européennes et américaines et montrent la voie. Outre le fait que les mondes virtuels révolutionnent la façon de penser des développeurs, le lien n’est plus à sens unique, les joueurs deviennent concepteurs en apportant leurs idées, en testant les phases alpha et béta des jeux, le joueur est plus que jamais actif.

Si le défi de cette mise à niveau semble si important, c’est qu’il s’explique par l’immense marché à conquérir : à l’heure de la course au marketing ciblé, s’appuyant sur les réseaux sociaux ou sur les préférences de l’utilisateur, des dizaines de millions de joueurs et sans doute bientôt beaucoup plus apparaissent comme une « cible » de choix. Les caractéristiques des joueurs se recoupent bien souvent sur de nombreux plans, quelque soit l’âge, le milieu social ou le niveau d’études pour poser les bases d’une possible analyse personnalisée. L’ère du spam et de la publicité agressive est révolue, elle n’a plus sa place, que ce soit dans les mondes virtuels ou sur Internet. Ne pas suivre les évolutions c’est risquer de passer à côté d’une nouvelle révolution digitale, d’une révolution des jeux vidéos, au delà des mondes virtuels. Sur les plans techniques et technologiques, les révolutions des jeux vidéos sont constantes, l’étape suivante qui consacrerait un véritable tournant est une révolution des mentalités qui semble peu à peu se profiler.

Pour conclure, nous sommes passé d’une phase où l’un individu jouait seul contre une intelligence artificielle, aussi poussée soit-elle, à celle où les mondes virtuels et les jeux en ligne ont proposé une alternative profondément différente : celle de jouer à plusieurs, au sein d’une communauté et non plus contre une intelligence assistée par ordinateur mais contre ou avec d’autres joueurs « humains », tout en leur permettant de tisser de nombreux liens sociaux. C’est dans ce sens que l’analyse de Clément Defossé O’Donnell pêche : il insiste sur la distinction nécessaire et obligatoire entre jeu massivement multijoueur et espace de socialisation virtuelle, en mettant en avant le fait que des jeux comme World of Warcraft n’ont pas été conçu dans un but de socialisation, qui est seule résultante d’une nécessité pour progresser dans le jeu. Cette analyse froide semble assez loin des réalités, reléguant un phénomène majeur (le jeu en ligne) à un simple rapport de cause à effet (la nécessité de progresser est conditionnée par le fait de jouer avec d’autres joueurs, donc de socialiser même à un stade précaire). Le phénomène est beaucoup plus complexe que ces simples constatations, et si l’origine première de ces jeux diffèrent des réseaux purement sociaux comme Facebook ou Myspace, ils s’en rapprochent fortement : communication vocale directement dans le jeu, réseau d’amis, système de boite aux lettres, d’association de joueurs dans des structures dédiées, messagerie instantanée… et de manière autonome par le biais de forums et de sites dédiés créés par les joueurs eux-mêmes. Plus que jamais le joueur est véritablement actif et participe à l’évolution du jeu, de ses règles, de ses mondes, de ses représentations virtuelles et sociales.

Comme l’illustre Clément Defossé O’Donnnell :
« [Les innovations] sont le fait des utilisateurs, et il ne faudra plus l’oublier, tant du côté producteur que récepteur, et cela autant pour le contenant que pour le produit du contenu ».


Article également disponible sur IntellimiquE

Back

Reprise d'activité après de longs mois de silence. En vrai j'ai la flemme de repartir sur un nouveau blog pour ma future année d'aixpat et j'aime bien les quelques billets postés ici.

Donc l'année prochaine direction Brighton à l'University of Sussex sur la côte anglaise pour les incultes. Le St-Tropez anglais à ce qu'il parait...la météo en moins, les bars, les concerts et le rock en plus. Plus de détails quand j'aurai la motivation pour faire un post plus complet...

Sinon je participe au projet intellimique qui vise à promouvoir l’intelligence économique via une communauté sur Internet : Intellimique

Je posterai ici à l'occasion les articles rédigés pour le site.